Cette position de conseiller privilégié des hommes d'affaires actifs à la fois au Royaume-Uni et en Iran a permis à Norman Lamont de développer des contacts au plus haut niveau à Téhéran, du président du Gas Exporting Countries Forum (GECF), Mohammed Seyed Hossein Adeli, au chef de cabinet du président Hassan Rohani, Mohammad Nahavandian, en passant par l'influent président de l'Iranian-British Chamber of Commerce (IBCCIM), Ali Naghi Seyed Khamoushi. Cette fonction a surtout fait de Norman Lamont le lobbyiste phare de la République islamique auprès des gouvernements occidentaux, ne manquant jamais une occasion de soutenir, aux côtés de l'ancien ministre des affaires étrangères de Tony Blair, Jack Straw, la levée des sanctions économiques.

Personnalité très en vue déjà liée à des hommes d'affaires iraniens, il était le candidat évident pour prendre, en 2004, le siège vacant de Chairman de la British-Iranian Chamber of Commerce (BICC), et devenir ainsi un appui incontournable au retour des entreprises britanniques en Iran. Afin d'emporter des contrats dès la levée des sanctions à la mi-janvier 2016, le réseau de Norman Lamont avait préparé le terrain, initiant l'envoi de délégations d'entreprises par la BICC à Téhéran et accompagnant la montée en puissance du jeune avocat proche du Lord et spécialiste de l'Iran, Nigel Kushner. Preuve de sa légitimité sur le business dans la République islamique, Norman Lamont a été nommé Trade Envoy to Iran en janvier par le premier ministre David Cameron.

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