La nouvelle ministre britannique des forces armées, Louise Sandher-Jones, se trouve plongée au cœur du plus grand dilemme stratégique du Royaume-Uni depuis 1945. La fin de l'alignement du pays avec les intérêts des États-Unis force le gouvernement à s'interroger sur ses dépendances américaines dans le renseignement. Or cette ancienne de l'Intelligence Corps est la première à savoir qu'une souveraineté britannique dans certains des segments les plus stratégiques reste inatteignable à court terme.
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Malouines, Iran, Ukraine, Proche-Orient, Diego Garcia : vingt-cinq ans après le 11 septembre 2011 qui a ouvert une ère de très étroite collaboration entre Londres et Washington, le Royaume-Uni voit désormais avec effroi la Maison blanche l'abandonner sur ses fondements sécuritaires. Partie du monde politique, la question taboue entre toutes depuis 1945 percole désormais jusqu'à l'appareil de renseignement britannique : comment s'affranchir de sa dépendance à Washington ? Trois figures de l'exécutif britannique se retrouvent dans la position de devoir réinventer toute l'architecture sécuritaire du pays dans l'urgence, avec des bouts de ficelles budgétaires.
