Dix jours avant la "Fashion Week", s'est joué à Paris une "semaine de l'espionnage" d'anthologie. Ukrainiens, Russes, Israéliens, Syriens, Turcs, Américains : la capitale française a accueilli sans doute la plus importante concentration de maîtres-espions depuis longtemps. Les palaces de la ville ont dû chacun se répartir les délégations sécuritaires étrangères, parfois à couteaux tirés entre elles, dans un ballet savamment coordonné par les autorités françaises.
C'était un secret bien gardé, ignoré de certains diplomates du Quai d'Orsay, jusqu'à ce que la présence de Kirill Dmitriev à Paris, le 7 janvier, ne soit éventée dès le 8. L'envoyé spécial de Vladimir Poutine pour les négociations en Ukraine, l'un des rares officiels du Kremlin qui ne soit pas placé sous sanctions occidentales, a tenu des réunions au


