Le système, bien rodé, est relaté par plusieurs anciens ministres et officiels sécuritaires géorgiens. Leur téléphone sonne, un numéro masqué : une voix leur annonce leur nomination ou, à l'inverse, leur "démission involontaire" à la demande de Bidzina Ivanishvili, premier ministre de 2012 à 2013, qui, dans l'ombre, continue de présider de facto aux destinées de la Géorgie depuis. Mais au bout du fil, ce n'est pas l'homme d'affaires omnipotent qui parle. Il s'agit d'Anzor Chubinidze, chef d'une discrète