Si Frenkel intervient en priorité dans l'ex-bloc soviétique, c'est qu'il y est implanté depuis près de trente ans. Il s'est installé en Pologne à la fin des années 80, après que sa confiserie située à Bnei Brak, près de Tel Aviv, a fait faillite. Il avait alors remarqué que la majorité des juifs de la région, après la dislocation du bloc communiste, faisaient exactement le chemin inverse. En collaboration avec l'Agence juive pour Israël (AJPI) et son partenaire, l'Israélo-Libyen Walter Arbib, il a organisé les vols de migrants en direction d'Israël. Il s'est assuré à cette époque de solides amitiés, tant au sein de l'appareil d'Etat polonais (il y a notamment tissé des liens avec l'homme du renseignement, le général Slawomir Petelicki), que du côté israélien, où il a développé des relations étroites avec l'ancien premier ministre Shimon Peres, dont il est resté longtemps l'un des principaux bailleurs de fonds.
Mais Aaron Frenkel ne soutient pas financièrement que son ami Peres. Même s'il vit dorénavant à Monaco avec sa femme, l'ancienne vice-ministre croate du commerce Maja Brinar, il reste très attaché à Israël et à son identité juive. Il finance des centres culturels juifs à l'étranger - il préside celui de Monaco -, un réseau de centres d'apprentissage de la culture juive dans le monde nommé Limmud International ou encore le Museum of Arts de Tel Aviv. Grand collectionneur d'art (et de cravates !), Frenkel est même un des administrateurs de ce musée.


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